Ce soir...

_18h20 : Le bus a le choix entre deux itinéraires et moi, j'ai le choix entre les deux. Tout dépendra de son chemin. Je prends toujours le chemin le plus rapide, c'est une question de principe. Je suis chez moi plus tôt si je peux encore le dire.
Quatre autres personne sortent du bus, je les connais : leur allure, leur itinéraire, leur maison; j'aime observer, savoir ce qui m'entoure. Je fais cela pour savoir quand je pourrais courir, où courir.
Je n'aime pas qu'on ne me regarde courir, me libérer : piéton, conducteur si je sens leur présence, je marche. Je cours pour accélérer mon destin, mon arrivée à cette maison, tout laisser le plus vite possible derrière la porte d'entrée.
Je sors, je marche, deux personnes sont devant moi. L'un marche vite, l'autre je la rattrape dans peu de temps, mais hélas deux filles me suivent et elles sont sur mon trajet. Elles me verront. Pire encore, le garçon habite à une rue de chez moi. Je l'aurais tout le temps et je devrais attendre. Je désespère, je m'impatiente, je veux courir. Première à gauche puis à droite et encore à gauche, il suffira ensuite d'aller tout droit jusqu'à la troisième intersection et aller à droite. C'est là que je cours, je cours!!!
Je ne sens plus rien, je me fous du reste : amis, amour, colère, tout!!


J'arrive au pied de cette porte, si familière, si inconnu... Je ne sens plus mas place de l'autre côté de cette porte. J'y vois mon image disparaître... Je pose à terre mes entrailles, ceux qui m'ont torturés pendant des années de labeurs. A ce qu'il paraît, ce sont les meilleures années, le pire reste à venir. Alors pourquoi continuer ? Juste par pur masochisme ? Par curiosité ? Je m'en fous, en fait, je passe mon tour.
J'ai perdu, je n'ai pas de mérite. C'est vrai, mais alors autant ne pas persévérer dans cet état.

Je veux juste écrire puis partir. Mon sang sera mon encre et ma peau mon papier.

Pour l'instant, je pars, je vous parlerai du reste plus tard. Mon sac posé devant la porte, mon portefeuille vidé de son argent : 20¤, je n'irais pas en chercher plus, sinon je ne le ferais pas. Je suis prêt. Voici mon histoire. Ce soir..... Je fugue.... C'est bizarre... je casse ma routine et je ne ressens rien, je ne réalise pas.... Dos au mur, je marche tranquillement jusqu'à la boîte aux lettres. Rien, personne ne court après moi, personne ne me retiens.... Je ne suis pas comme Truman dans son film, pas de caméra pas de monde fictif dans lequel je baigne, pas d'entourloupes, pas de surveillance. Je fais ce que je veux, pas de scénario, je suis alors peut-être libre.
Je réfléchis, poserais-je mon pied sur le trottoir et quitter ma maison. Je le fuis, je pars vers la droite, sur la droite, mon pas s'accélère, s'accélère.... Je cours!!!

Je quitte ma rue, je quitte mon pays, je déserte mon armée.
Je ne sais plus qui j'étais, je serais qui je veux.
Je vais vous livrer mes pensées, mon tout, mon moi.
Je m'embrouillerais, certes, mais je m'en fous tant que je me comprends. C'est moi. C'est tout ce qui compte. Je pars!!!

[A suivre...]
Ce soir...

# Posté le mercredi 30 mai 2007 15:44

29, juillet 2004 Le sucidaire


Devenu majeur et vacciné
Je croyais prendre ma vie en main
Je croyais que tout s'effacé
Je croyais au nouveau lendemain

Devenu grand et mûr
J'ai cru que la vie s'embellissait au fur et à mesure
J'ai cru que tout s'arrangerais
J'ai cru que le bonheur allait enfin arrivé

Devenu un homme
J'avais cru devenir autonome
J'avais cru ne plus avoir besoin de la musique
J'avais cru que tout serait magnifique

"La meilleure façon de résiter, c'est d'y céder"
Je suis toujours là, car j'ai espoir;
Un espoir pessimiste, d'apercevoir
Une lumière briller...



29, juillet 2004 Le sucidaire

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 07:50

18, août 2007 Envie d'amnésie

Je m'en souviens encore
De nos deux regards se croisant
Ce fut bref, un moment fort
Où l'on s'est compris en un instant.

Plus rien ne valait plus que toi
Tu l'avais entendu aussi comme ça
J'ai chéri tous ces minutes ensemble
Rien nous arrêtés même la Terre qui tremble.

Mais ce dont je me souviens le plus est la fin
Quand nos regards s'évitaient, que plus rien n'allaient,
Je préfère dire que tout est de ma faute, mon aimée
Ta souffrance je la prends, je ne veux que ton bonheur, non le mien.

Aujourd'hui, je cherche ce regard, j'ose.
Avant, je devais la saisir, j'ai eut ma chance,
Maintenant, je ferme les yeux pour la bonne cause
Je m'enterre et je souffre en silence.
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# Posté le samedi 18 août 2007 07:03

Modifié le samedi 18 août 2007 10:57

Septembre 2007,

Septembre 2007,

La tristesse fait écrire,
On me l'a fait ouïr,
Elle est devenu mon addiction.
Mes muses me quittent sans raison.
Je suis seul solitaire
Comme toujours sur Terre, j'erre
Sans conviction, sans passion... je vis
Dans un monde qui noircit.
A chaque bonheur perdu,
Elle me pille mon vécu.
Je m'égards, après tout
Je suis un poète.
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# Posté le samedi 27 octobre 2007 08:58

Octobre 2007, Bluailles


Douce lueur, que tes rayons m'illuminent
Dans les profondeurs de ma triste mine.
Ramène-moi à la surface de la Terre
Que je puisse humer ton air.
Bluailles, je creuse, de plus en plus vite
Bluailles, je cours, je prends la fuite
Vers ce rond de lumière
Vers cette voûte bleue, si particulière.
Qu'importe mes chutes, les éboulements
Que la Terre gronde, te jalousant.
Bluailles, je viens à toi
Bluailles, je n'abandonnerais pas.
Je foule cette verte parrure
Je suis lasse, sali, recouvert de cette boue fraîche
Je t'observe désormais sans cesse
Afin qur dans mon esprit, ton image perdure.
Bluailles, je t'atteints enfin
Bluailles, je fixe tes cristallins.
Sitôt hors de Terre, je me noie dans l'océan
Que ton écume ne me refoule jamais à tes flancs
Que tes flots m'enlacent, me tirent dans tes profondeurs
Et que tu lises enfin mon poème, mon coeur.
Bluailles, je commence à t'écrire.
Bluailles, ce n'est pas prêt de finir.
Octobre 2007, Bluailles

# Posté le samedi 27 octobre 2007 09:39