En ce beau jour de grâce, je mets à nu
Devant vous trois, essayant de vous séduire
L'une l'autre, en sachant que cela va me nuire.
Je l'avoue, mon c½ur se divise, qui l'eu cru
Vous êtes mes trois trésors que je ne peux perdre.
Vous vous en allez toutes dans des directions,
Différentes, me laissant seul au milieu
Mais je ne vous porte point accusation.
Je suis l'unique blâmé, je suis l'amoureux
Qui, ce soir, à un noyer ira se pendre.
Je commence par toi mon animal Troyen
Couvert d'un pelage et d'une crinière d'or pur
J'ai voulu te dompter, t'apprivoiser, en vain.
Je te regarde devenir une femme mûre
Jour après jour, j'admire ta belle silhouette
Qui se forme et qui me fait perdre la tête.
Visage d'ange et corps divin contenant l'esprit
D'une diablesse hantant mes belles nuits.
Mais je me souviens aussi de toi, ma déesse.
Du temps, où tu me donnais ta tendresse
Quand nous mêlions nos corps pour ne faire d'un
Cela fait pourtant longtemps mais je m'en souviens
De cet amour chaleureux, quand nous étions deux
Je n'avais plus aucune notion du temps
Je me perdais dans l'infinité de tes yeux.
Je n'ai pas su être pour toi le bon amant.
Je ne t'oublie pas ma petite dernière
Je suis là, à côté de toi hélas trop loin
De toi, je souhaite, ma nouvelle lumière
Conquérir ton c½ur comme tu as conquis le mien
Et je te dédie tous ces mots tendrement doux
Pour te donner goût, à moi, à mes vers, à nous.
Je rêve de t'avoir dans mes bras sentant ton odeur
De ton amour enivrant, comblant mon bonheur.
Je vous regarde chaque jour, contemplant
Un autre, chanceux je présume, et j'espère
Qu'il ne vous aime pas, que vous ne poussiez
Être heureux avec lui. Moi, je tombe à terre
Car j'ai tout raté, je vous ai manqué donc,
J'en appelle à votre pitié, à vos pleurs
Pour ce que je nomme le plus grand des malheurs
Dont je suis le seul et unique géniteur.
Je laisse donc la place à ces moins-que-rien
Qui s'appellent soi-disant vos petits-copains.
Bonne Saint-Valentin...